Maintenant je le sais : les politiques et l’administration peuvent vraiment m’aider à augmenter mon chiffre d’affaires !

Pendant de nombreuses année, La Clefferie ne s’est pas intéressée aux éoliennes. Certes, cette entreprise du Jura suivait les débats relatifs aux énergies renouvelables, mais les éoliennes en tant que structures n’ont jamais suscité son intérêt. Le secteur d’activité de La Clefferie en est en effet bien éloigné puisque son cœur de métier est la conception de clefs garantissant un accès sécurisé aux bâtiments stratégiques et aux bâtiments privés accueillant du public.

En parallèle, et pendant des années, le nombre d’éoliennes installées en France et en Europe n’a cessé de croître. La métropole compte aujourd’hui plus de 1.800 sites terrestres, représentant une puissance raccordée de près de 15.100 méga Watt. Cette croissance phénoménale est allée de pair avec un important souci logistique et matériel puisqu’il devenait difficile de se déplacer avec un trousseau de dizaines de clefs, sans compter le temps passé à rechercher la bonne clef correspondant à la bonne serrure !

Afin d’en tenir compte et de prendre en considération les impératifs sécuritaires liés à l’accès à chacune des éoliennes, le gouvernement français a entamé une réflexion quant aux dispositions adéquates encadrant l’accès à chacune des structures. Du fait de sa spécificité, le parc éolien offshore n’a pas été considéré.

Dans un premier temps, et manquant de connaissances techniques en la matière, le gouvernement envisage tout simplement d’interdire les clefs traditionnelles et d’imposer un mécanisme électronique, tant pour les nouvelles installations que les anciennes. Aucune autre disposition n’est envisagée.

Mais La Clefferie y a vu une opportunité commerciale et s’est aussitôt rapprochée des autorités publiques chargées de ce dossier (élus et fonctionnaires). Lors de ses conversations, l’entreprise réalise que son expertise apporte une réelle valeur ajoutée aux réflexions des pouvoirs publics, ces derniers ne maîtrisant pas une activité qui de facto n’est pas la leur. Elle les convainc que les nouvelles formes de cybercriminalité et de piratages électroniques imposent des contraintes plus spécifiques que le simple remplacement de clefs traditionnelles par des clefs électroniques. Elle précise également aux autorités françaises qu’un tel texte ne serait probablement pas conforme à certaines dispositions de la directive NIS, sur les réseaux et systèmes d’information.

Aujourd’hui, après publication d’un décret signé conjointement par le ministre de l’environnement de celui de l’intérieur, les mécanismes d’accès aux éoliennes répondent à des critères technologiques extrêmement stricts et précis. Les autorités françaises ont grandement bénéficié des contributions de La Clefferie, laquelle est parvenue à faire en sorte que son système breveté soit expérimenté dans 25% du parc éolien français.

Pour l’entreprise, ce partenariat inédit avec les pouvoirs publics (et qui initialement n’avait aucun sens) s’est concrétisé par une hausse du chiffre d’affaires (et du bénéfice net) d’environ 10% par an. En outre, ce partenariat a renforcé la légitimité de La Clefferie à intervenir partout en France et en Europe : son expertise est prouvée par les services de l’Etat, ce qui remplace bien des campagnes marketing. Chacun, dans ce partenariat, en est sorti gagnant !