Chaque crise est à la fois une somme de dangers et d’opportunités. Aussi poursuivons-nous notre série avec toujours l’objectif de proposer quelques pistes de réflexions, concrètes et pragmatiques. En d’autres termes, comment rendre l’entreprise plus agile et résiliente ?

L’entreprise en mode projets

En France, environ 10% de la population active n’est officiellement pas salariée. Ce sont notamment les indépendants et dirigeants d’entreprises non salariés. Ce chiffre ne cesse de croître depuis le milieu des années 2000, principalement dans le tertiaire et la construction, voire dans l’agriculture pour certains territoires (e.g. le centre de la Bretagne). Plus de la moitié sont des micro-entrepreneurs principalement salariés. Le vrai chiffre est donc bien en-dessous de 10% (contre 17% aux Pays-Bas ou 15% en Belgique). Nous sommes persuadés que le nombre d’indépendants en France va continuer à croître. Et nous le souhaitons car cela montrerait que l’entreprise aurait enclenché un nouveau mode de développement : celui du mode projets.

L’approche en mode projets ?

L’approche en mode projets consiste à externaliser certaines fonctions et compétences en fonction de ses besoins, contraintes et ambitions. Cela se fait via des cabinets de conseils, le portage salarial, les emplois partagés, etc.

De notre point de vue, cela permet de rendre l’entreprise ou l’association bien plus agile et résiliente. Le recours à des indépendants change structurellement la façon d’être de l’entreprise. Deux comparaisons : l’approche projets…

…permet de mieux utiliser nos cerveaux droits, nos capacités à quitter les habitudes, à anticiper, innover (qu’il s’agisse des processus de productions, des services ou produits vendus, des modes de gestion, des relations humaines, de la communication, des partenariats, etc.)

… permet d’avoir la souplesse et la réactivité du boxeur sur son ring, même lorsqu’il ne combat pas.

Quelques avantages pour l’entreprise : 

  • La flexibilité : le tiers n’est sollicité que pour une mission et un temps donnés
  • La maîtrise du risque : ce dernier est externalisé et le tiers en supportera l’éventuelle survenance (e.g. assurance habitation incendie)
  • La maximisation des opportunités : un expert aide l’entreprise à bénéficier au maximum des éventuelles opportunités (e.g. conseils d’un fiscaliste)
  • Le recul utile aux bonnes décisions : l’indépendant sera normalement moins impliqué dans les jeux de politique interne et son regard extérieur sera plus libre, moins partial.
  • Le gain de temps : l’expertise est rapidement disponible, le besoin de formation en interne est normalement réduit

Nous y voyons aussi d’autres attraits : 

  • Devenir indépendant, créer son propre emploi, est aussi une façon de donner davantage de sens à son métier et d’y trouver davantage d’épanouissement
  • Davantage de flexibilité pour l’indépendant qui peut organiser sa vie selon ses propres règles, ce qu’une entreprise ne lui permet pas toujours de faire.
  • Couplée avec l’usage des nouvelles technologies, cette approche projets devrait permettre un vrai retour des compétences en régions, au service des entreprises de nos territoires. La crise actuelle a montré qu’il est possible de travailler à distance (dans une certaine mesure) : les débouchés ne sont pas exclusivement en Île-de-France !
  • Grâce à ces externalisations et nouvelles coopérations, ce sont les connaissances qui s’améliorent, et donc l’efficacité. L’émulation joue à plein régime !

Ces bénéfices sont renforcés par la crise que nous traversons actuellement : 

  • un très grand nombre d’acteurs économiques et sociaux ne peuvent en sortir qu’en quittant certaines habitudes, en développant de nouveaux projets, en explorant de nouvelles idées
  • gérer un projet quel qu’il soit peut sembler très évident mais cela obéit à un très grand nombre de règles, simples et cruciales (il n’est qu’à lire le Project Management Body of Knowledge pour s’en rendre compte)

Mais passer en mode projets implique quelques évolutions de notre part (entreprises, travailleurs, société) : 

  • Nous devons changer de mode de fonctionnement, toujours persuadés que le salariat ou la fonction publique demeurent la panacée. L’entrepreneuriat doit être valorisé, encouragé, et il faut oser quitter certaines habitudes de travail pour en explorer d’autres.
  • Nous devons accepter une certaine prise de risque(s) ! Peut-être que personne avant nous ou notre entreprise ne l’a fait mais c’est le principe même de l’innovation, de l’agilité et de la résilience ! Osons ! Cela ne fonctionnera pas toujours mais « la meilleure façon de ne pas réussir, c’est de ne pas prendre de risques ».
  • Un certain nombre d’entreprises et d’associations doivent faire évoluer leur mode de fonctionnement RH. Beaucoup trop (lors du recrutement) continuent de mettre chacun dans des cases alors que les compétences peuvent être transversales, que les expériences dans un secteur peuvent être utiles dans un autre, qu’une spécialisation ne sera d’aucun intérêt si le collaborateur ne sait pas communiquer, etc.
  • Nous devons inventer, faire preuve de prospective (nous y reviendrons), sans cesse sautiller comme le boxeur sur son ring. Parmi tous ceux qui prétendent aujourd’hui que « rien ne sera plus comme avant », combien réellement auront fait l’effort en décembre prochain d’avoir vraiment changé leur façon d’être ? Il ne s’agit pas d’être perpétuellement en mode start-up mais d’avoir l’esprit ouvert et curieux. Osons, là aussi !
  • Nous devons avoir des établissements bancaires qui ne considèrent plus le salarié comme le client idéal et l’indépendant comme le client à risque : le défaut de remboursement n’est pas toujours là où on le croit ! 
  • Nous devons revoir notre approche par rapport au temps de travail : un indépendant travaille en moyenne bien plus que 35 heures (la moyenne européenne est à 47 heures). Pour sortir de la crise, innover, anticiper, développer une approche projets, faut-il vraiment passer aux 32 heures de travail hebdomadaire ?

Tout à y gagner

Nous en sommes convaincus, les entreprises ont tout à gagner en passant à une approche en mode projets : agilité, assertivité, réactivité, efficacité, compétitivité. La sortie de crise passe, selon nous, aussi (d’abord ?) par là.

PS : Le télétravail existe en France depuis 1972…

PS 2 : L’hebdomadaire The Economist estime que seulement 1/3 des fonctions peuvent être exercées en télétravail

Sources : INSEE et EuroStat

Ludovic Espitalier-Noël – www.influences-reputation.com

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