Deux études tout récemment évoquées dans le mensuel EcoRéseau ont attiré notre attention. La première d’entre elles, réalisée par CCI France, s’intéressait notamment au rapport qu’entretiennent les chefs d’entreprises avec les maires. La seconde, effectuée par Cadremploi, examinait la façon dont les dirigeants gèrent le temps. Les deux thématiques peuvent sembler très éloignées l’une de l’autre. Et pourtant, un enseignement utile au développement des entreprises peut résulter de leur rapprochement.

Relations avec les maires et gestion du temps

L’étude de la CCI montre que 59% des chefs d’entreprises ne se sentent pas assez entendus par le maire de leur commune et 53% déplorent même que leur parole ne soit pas prise en compte. Seuls 11% souhaitent s’investir localement ou le font déjà. L’étude ne s’intéresse ici qu’aux maires, mais le pourcentage de chefs d’entreprises se sentant peu écoutés risque bien d’être dramatiquement plus élevé si l’on s’intéresse aux parlementaires, aux pouvoirs publics nationaux, voire européens (pourtant source d’un grand nombre de textes) !

Cadremploi, de son côté, souligne que selon les spécialistes la réglementation est le 1er facteur nécessitant l’évolution des emplois des cadres et une nouvelle approche par rapport au temps de travail. Or, avec en moyenne plus d’une nouvelle loi votée en France par semaine et un texte européen voté tous les deux jours, la réglementation va très certainement accentuer son impact sur les entreprises ! Le temps consacré à cette gestion du temps est finalement volé à l’activité même de l’entreprise.

Les chefs d’entreprises le pensent : l’impact des pouvoirs publics est fort

Un dialogue pas assez développé… Des intérêts pas suffisamment pris en compte… L’impact important de la réglementation sur la gestion du temps… Ces deux études démontrent bien à quel point les pouvoirs publics ont une forte influence sur les chefs d’entreprises, et donc sur la vie économique de nos territoires. Les élus (qu’ils soient locaux ou pas) et les administrations façonnent en effet l’environnement économique et social dans lequel nous évoluons tous. Et ce sont les dirigeants d’entreprises eux-mêmes qui le disent !

Le lobbying répond à de véritables besoins

Dans ce contexte, le lobbying et les métiers du conseil autour des relations avec les pouvoirs publics répondent à de véritables besoins :

  • Permettre aux chefs d’entreprises d’être entendus et de voir leurs problématiques vraiment prises en compte
  • Libérer du temps pour que ces mêmes dirigeants puissent se focaliser sur leur cœur de métier
  • Faciliter l’adaptabilité en co-construisant l’environnement législatif et réglementaire avec les élus et l’administration

Il convient, dès lors, de ne pas hésiter : le retour sur investissement est très rarement décevant ! 

Des bénéfices aussi pour l’attractivité des territoires

En outre, un meilleur dialogue avec les pouvoirs publics, pour la TPE, la PME ou l’ETI, contribue à améliorer la qualité du tissu économique et l’image du territoire. Or, pour beaucoup de chefs d’entreprises sondés par CCI France, ces deux aspects sont également des facteurs déterminants pour le développement d’une entreprise.

Ludovic Espitalier-Noël www.influences-reputation.com